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Révolution des règles de la Formule 1 en 2022

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Revolution des regles de la Formule 1 en 2022

La plus grande refonte des règles de la Formule 1 est arrivée, avec les changements du règlement de 2022 conçues pour transformer la compétitivité du championnat pour les années à venir.

L’introduction du plafonnement des coûts était une initiative révolutionnaire, qui a eu un impact l’année dernière mais qui aura progressivement plus d’effet au fil du temps.

Alors que la Formule 1 est arrivée au terme le 12 décembre 2021 d’une saison pleine de rebondissements, au suspens haletant dans la lutte pour le championnat du monde entre le Britannique Lewis Hamilton et Max Verstappen, et qui a finalement vu le Néerlandais être couronné, les fans de sport automobile peuvent déjà s’impatienter de voir la saison 2022 débuter.

Celle-ci prévoit en effet une évolution radicale du règlement technique des monoplaces, actée depuis déjà plusieurs mois, et qui devrait apporter encore davantage d’homogénéité entre les monoplaces des différentes écuries. C’est en tout cas l’un des objectifs phares de ce changement de règlement.

Car si la bagarre était bien au rendez-vous entre les deux pilotes ayant lutté pour le titre de champion du monde, il faut tout de même admettre que face aux Red Bull et aux Mercedes, les autres écuries, un cran en dessous au niveau des performances, ne pouvaient pas faire grand-chose.

L’introduction de ces changements par les promoteurs de la Formule 1 a pour vocation à la fois de réduire les dépenses liées aux performances des voitures pour les écuries, ainsi que resserrer les différences entre les monoplaces, et donc, sur le papier, les écarts de performances, pour offrir davantage de spectacle en piste.

« L’effet combiné de la nouvelle réglementation aérodynamique et des règles financières, avec le plafond budgétaire (déjà en vigueur avec 120 millions d’euros maximum par écurie en 2021), créera les conditions d’un championnat plus équilibré et permettra de combler les écarts sur la grille », avait promis Ross Brawn, le directeur sportif de la F1, en juillet dernier. L’idée étant alors pour cela d’aboutir à des monoplaces « plus simples que les voitures actuelles, car beaucoup de petits composants ont été retirés », expliquait quant à lui Nikolas Tombazis, directeur technique des monoplaces de la Fédération internationale de l’Automobile (FIA).

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Révolution des règles de la Formule 1 en 2022

Aérodynamique

La première évolution majeure concerne la partie aérodynamique de la voiture, avec des ailerons avant et arrières simplifiés dans leur design, ainsi que la disparition des déflecteurs latéraux sur les côtés des voitures, qui servaient à dévier les flux d’air sale (un flux d’air qui perturbe le fonctionnement aérodynamique de la voiture) en provenance de l’avant de la voiture.

Cette simplification s’accompagne d’une pièce sous la voiture, plus large qu’actuellement, destinée à décupler l’effet d’appui au sol de la voiture pour plus de grip, le tout permettant d’éviter les perturbations d’air derrière les ailerons, qui étaient devenues un souci important lorsqu’une monoplace arrivait dans le sillage d’une autre.

Comme l’expliquait le site de la Formule 1 en juillet dernier, à cause des flux d’air sale, les monoplaces peuvent perdre près de 35 % de leur appui au sol lorsqu’elles se trouvent environ 20 mètres derrière une autre voiture, et cette perte peut monter à 47 % lorsque l’on passe à 10 mètres. Selon les promoteurs du championnat, cette perturbation pourrait descendre à respectivement 4 % et 18 % de pertes d’appui au sol à 20 et 10 mètres derrière un concurrent. D’autres pièces ajoutées à la voiture, comme des ailettes au niveau des pneus, viseront également à réduire ces flux d’air sale.

Enfin, les promoteurs du championnat ont aussi décidé de limiter les heures de souffleries et de simulation par ordinateurs, toujours dans une optique de réduction des coûts, et donc de gains potentiels dans le développement pour les plus grosses écuries.

Lire aussi : AlphaTauri tease la première Vidéo de sa F1 2022

18 pouces

Parmi les autres modifications visibles sur les monoplaces, le passage de pneus de 13 à 18 pouces. Cette modification vise en grande partie à réduire la surchauffe des pneumatiques, et leur déformation prématurée. De quoi réduire une nouvelle fois les différences entre écuries en pleine course sur l’usure des gommes. En revanche, à l’inverse, cela rendra la conduite un peu plus difficile.

Avec cela, la FIA prévoit également des modifications des systèmes de frein (tambours et disques) qui seront plus gros, et leur design sera simplifié. Par ailleurs, les roues seront désormais à nouveau équipées d’enjoliveurs. Ces deux dernières réglementations visent principalement à réduire la marge de manœuvre des écuries sur la réutilisation des flux d’air circulant dans ces parties de la voiture.

Les systèmes de suspensions, eux aussi, ont également été réglementés, avec des modes de fonctionnement plus communs et laissant moins de possibilités aux écuries pour jouer avec l’agencement des pièces.

La suspension hydraulique est interdite , ce qui signifie que seuls les ressorts et les amortisseurs peuvent contrôler la rigidité.

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Un capteur de pression des pneus standard sera utilisé pour surveiller les conditions de fonctionnement des pneus.

Moteurs V6

Les règles du moteur 1,6 litre turbo V6 restent en grande partie les mêmes, mais la conception des groupes motopropulseurs sera homologuée en début de saison et sera figée jusqu’à la fin de 2025.

Au moins 10 % du carburant doit comprendre « de l’éthanol durable avancé » (E10).

À noter qu’à partir de 2022, les écuries n’auront plus la possibilité de développer leur moteur V6 Turbo hybride. Elles devront se contenter du modèle dont elles disposent pendant trois ans, avant peut-être le début d’une nouvelle ère au niveau des moteurs en Formule 1. Ce gel des unités de puissance est un autre point crucial qui montre l’importance de la saison prochaine. C’est d’ailleurs pour cela que des écuries comme Ferrari ou Alpine ont fait le choix de « sacrifier » en quelque sorte 2021, pour s’assurer les meilleures chances d’être aux avant-postes en 2022.

Et pour couronner le tout, il faudra également composer avec l’introduction de six courses « sprint », un format qui, comme nous l’avons vu cette saison, ambitionne de faire de chaque séance disputée lors d’un Grand Prix une sortie en piste avec des enjeux.

Vous l’aurez compris, la saison prochaine sera donc décidément celle des changements, et marquera peut-être – même si le titre de Verstappen est déjà un peu annonciateur – la fin de l’ère dominatrice des Mercedes. Esteban Ocon et Pierre Gasly auront peut-être leur carte à jouer dans cette classe se voulant plus homogène. Réponse en mars 2022, avec une première course à Bahreïn !

Restez réaliste mais soyez optimiste

Je ne vois pas la F1 se transformer en un festival de dépassements, mais ce n’est pas le but, donc dans ce sens, je pense que les objectifs à court terme peuvent être atteints tant que nous restons tous réalistes.

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Les nouvelles voitures seront-elles meilleures pour les dépassements ? Probablement pas. Mais comme nous l’avons vu en 2021, cela n’aura pas trop d’importance s’il y a une bataille vraiment compétitive entre plusieurs équipes. Un combat pour le titre à deux équipes et deux pilotes était amusant l’année dernière. La F1 vise plus que cela maintenant.

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